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20090430

"Abus de pouvoir" - François Bayou (gros Plon) - Le Coup d'Etat Permanent V2

Hier, à l'occasion de la sortie d'"Abus de pouvoir", son essai sur la présidence Sarkozy, François Bayrou rendait visite à un David Pujadas visiblement aussi heureux de son scoop que terrorisé à l'idée de commettre un faux pas devant sa hiérarchie.

En fait, la mission du "journaliste" transpirait par tous ses pores : nous on assure juste le minimum syndical pour le temps d'antenne en prime-time histoire de conserver le label "démocratie", et toi tu n'es surtout pas là pour informer sur un non-événement... si polémique il y a, que ce soit sur la personnalité de Bayrou, pas sur les méthodes d'exercice du pouvoir par le Lider Maximo.

Car les dirigeants de France 2 sont prévenus : on ne badine pas impunément avec l'image de Notre Petit Pair des Pipoles. Quand l'Elysée ne traîne pas directement en justice les terroristes commercialisant des poupées vaudou à son effigie (à en croire Sarko, une secte beaucoup plus dangereuse pour la démocratie que les Scientologues), quand elle n'envoie pas une swat team pour intimider un journaliste trop indépendant, elle fait pression sur des tiers pour coller un procès à un media coupable de faire son boulot d'information (les cousins de France 3 ont finalement consenti à porter plainte pour les images "off" révélées par Rue89).

Notre Hyper Hype Président n'a évidemment pas oublié le coup d'éclat de son rival en 2006 face à Claire Chazal* : en guise de lancement de sa campagne présidentielle, Bayrou avait ouvertement dénoncé la mainmise de ses puissants copains sur les media français...

De toute évidence, TF1 n'a pas non plus oublié : "il y a des chaines sur lesquelles je ne suis pas, vous l'aurez observé" a même lâché, goguenard, le Béarnais dans sa seule saillie digne de cet acte majeur de bravitude face à la Grande Muraille de Bling.

Comme l'élève obséquieux les preuves de bonne conduite devant son professeur (de l'autre côté de l'oreillette), David a donc multiplié les attaques directes face à cet improbable Goliath médiatique : son brûlot à charge ne comprendrait que 6-7 pages de propositions par ailleurs très floues, ce ne serait qu'un simple coup "tactique" motivé par la haîne personnelle, de la "politique politicienne" avec en ligne de mire "le second tour des présidentielles 2012"...

Visiblement peu préparé à un tel tir de barrage, Bayrou n'a jamais pu vraiment dérouler son argumentaire :

0) la France va mal, et pas seulement au niveau économique et social. Les Français le sentent clairement, mais ne parviennent pas à formuler précisément leurs inquiétudes... d'où ce bouquin.

1) en fait, la République Française est en danger et son modèle unique est sur le point de perdre ses atouts les plus précieux. L'"égocratie" clanique à la sauce Sarkozy remet même en cause ce principe fondateur : "La France n'accepte pas la loi du plus fort".

2) il devient donc urgentissime de réaffirmer le modèle républicain français et de rétablir les contre-pouvoirs. A fortiori dans de telles circonstances, le droit de vote est un devoir.

3) C'est marrant, y'a des élections dans quelques semaines. Et oh, j'allais oublier : coucou, j'existe. Vous pouvez compter pour moi pour défendre les valeurs de la République. D'ailleurs c'est théoriquement le job du Président...

Enfin je reconstitue le puzzle d'après les rares bribes collectées sous le feu nourri de la mitraillette marionette à talonettes du Sévice Public.

Je n'ai pas lu le bouquin. Mais je me souviens avoir lu il y a une trentaine d'années un exemplaire usé d'un lointain prédécesseur.

En 1964, un autre François avait dénoncé les dérives anti-républicaines d'un autre Président dans un autre pamphlet également paru chez Plon. A l'époque, l'auteur évoquait "Le Coup d'Etat Permanent" au lieu d'un "Abus de pouvoir".

Mais Sarkozy n'est pas de Gaulle.

Et Bayrou n'est pas Mitterrand.

Du moins je l'espère pour lui et pour nous : je n'ai vraiment compris François Mitterrand qu'à la lecture de ces pages où, en totale contradiction avec ses nobles déclarations pro-républicaines, il exsudait une jalousie vénéneuse et un égotisme autocratique proprement terrifiant.

Ambitieux, Bayrou ? Oui, sinon il resterait le cul sur son tracteur au lieu de faire ce métier. Aigri ? Peut-être un peu (on le serait à moins après ce qu'il a subi !)... mais pas au point de perdre le sens des valeurs. Comme l'a confirmé l'épisode d'hier, cet homme joue mieux le rôle de la proie que celui du prédateur.



* voir "
Blogule blanc a Francois Bayrou en access prime time" (20060902)

20090425

La France tombe en désamour avec l'Europe (suite)

Quelques commentaires à propos du faible écho radar sur les prochaines élections européennes :

Le seul parti qui fasse campagne pour l'Europe (MoDem) est quasi interdit d’antenne.

Le PS se garde bien de braquer le projecteur sur ses propres contradictions. C’est tout de
même le 29 mai 2005 qu'il a implosé.

Quant à l’UMP, personne ne veut y faire l’apologie de l'Europe dans le climat actuel. Pour eux, ce vote sanction (a minima au niveau de la participation) ne doit pas passer pour un vote sanction contre le gouvernement mais pour un message adressé à l'Europe par chaque citoyen. Le seul avantage du scrutin est de caser quelques VIP en disgrâce... ou d'en disgrâcier encore plus certaines autres.

Pourtant ce scrutin a du sens et un timing fichtrement pertinent...

C'est pourquoi vous ne trouverez pas de programme officiel.

A part bien sûr chez les
nan-nonistes onano-nihilistes : tout faire péter, comme d'hab'.

20090423

La Grande Muraille de Chine à l'assaut de la Corée (l'ultime Hanschluss)

Quand la Chine annonce que sa Grande Muraille a gagné quelques milliers de kilomètres, le message s'adresse avant tout à ses voisins : le régime central ne les considère pas comme des puissances étrangères mais comme des éléments de la Chine éternelle voués à regagner le giron maternel.

Ordoncques, la plus fabuleuse merveille architecturale de tous les temps s'étendrait sur près de 9.000 km au lieu des 5.000 estimés auparavant.

Sans même mettre en doute l'information, je me pose de sérieuses questions sur les motivations et le timing de cette étude menée par l'Administration d'Etat de la Topographie et de la Cartographie sous l'autorité de l'Administration d'Etat pour le Patrimoine Culturel.

Soyons clairs : dans cette histoire, le "Patrimoine Culturel" comprend bien au-delà de la Muraille les nouveaux territoires qu'elle encercle... et les pans entiers de culture et d'histoire allant avec.

Comme on pouvait s'y attendre, la principale nouvelle dans cette étude n'est pas la longueur du mur mais le "fait" qu'il s'étende beaucoup plus profondément qu'auparavant sur des anciens territoires coréens.

Ces percées ne constituent pas des "dommages collatéraux" mais l'objectif même de l'étude, comme en attestent certaines précautions prises :
=> très "diplomatiquement", la "nouvelle" section remontant à la Dynastie Ming stoppe miraculeusement aux frontières actuelles avec la Corée du Nord (aux alentours des monts Hu) - les lignes encerclant Pyongyang remontent pour leur part aux calendes grecques*
=> le meilleur reste à venir : Beijing annonce que les recherches sur la Grande Muraille vont continuer encore 18 mois en se focalisant sur les Dynasties Qin (221-206 avant JC) et surtout Han (206-9 avant JC). Autrement dit : aux racines de la civilisation Goguryeo, sur laquelle le régime central tente ouvertement une OPA depuis quelques années.

Le "Projet du Nord-Est de l'Académie Chinoise des Sciences Sociales" a été conçu il y a quelques années (2002-2006) sur le même modèle que le Projet du Nord-Ouest pour les Ouïgours et le Projet du Sud-Ouest pour les Tibétains : ce processus de "sinification" de la culture coréenne prolonge une trentaine d'année de "travaux" en sous-marin et repose sur une implacable stratégie pervasive, des investissements massifs... et une armée d'"historiens" révisionnistes**.

Ici, Beijing ne contrôle pas le territoire actuel de la Corée ni sa population. Le régime peut en revanche s'appuyer sur son expertise en manipulation de l'information et en distorsion de l'histoire. Les récentes et très très controversées expositions "pédagogiques" sur le Tibet, comme celle de l'an dernier à Beijing (un succès pour la propagande) portent d'ailleurs la marque de l'Administration d'Etat pour le Patrimoine Culturel.

L'une des clefs de voûte du Projet était de faire passer des royaumes fondamentaux dans l'histoire de la Corée pour des fiefs chinois : Gojoseon, Balhae, et plus encore, Goguryeo.

Pourquoi Beijing s'engagerait-elle dans une imposture révisionniste aussi grossière ?

En fait, pour le régime central, il est devenu presqu'existentiel que l'épicentre culturel et géographique de ces anciennes civilisations à cheval entre la Corée, la Chine et même la Russie d'aujourd'hui soit relocalisé sur le sol impérial. Cela reviendrait à affirmer trois choses :

- la Corée d'hier ne deviendrait pas seulement plus fortement recentrée vers la Chine actuelle : la Corée éternelle (sans oublier le gimchi !) appartiendrait à la Chine éternelle

- une Réunification de la Corée n'aurait aucun sens si elle excluait son centre fondateur, désormais relocalisé en Chine, et surtout, bien au-delà,

- il ne saurait y avoir de Réunification de la Corée hors de la Chine et hors de l'autorité centrale de la Chine - autrement dit, sans s'inscrire dans la vaste "réunification" engagée avec Taiwan, le Tibet, les Ouïgours, la Mongolie, etc... Dans cette vision centrale, la Chine aurait un monopole sur toute unification en général, et l'empire ne serait pas seulement synonyme de centralité mais d'unité : en fait, rien ne saurait exister hors de lui.

C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles la Chine a toujours freiné des quatre fers pour la réunification des deux Corées.

Sur un plan défensif, le régime central ne saurait tolérer que ses minorités Coréennes du Nord-Est se sentent plus attachés à une puissance étrangère. Le Projet a sans doute été accéléré avec l'explosion de "Korean Wave" à la fin des années 90 : "dramas" à l'eau de rose, blockbusters d'"Hallyuwood", superstars pan-asiatiques... d'un seul coup, tout ce qui venait de Corée cartonnait dans toute la région et en particulier en Chine. Le pouvoir central a tout de suite visualisé la menace : cette vague de sympathie pour la Corée menace mon autorité et peut-être même l'unité du pays, avant même cette réunification. Le meilleur moyen de fidéliser les Coréens de Chine est de faire croire que tous les Coréens sont Chinois : ce n'est pas à vous de rejoindre votre mère patrie mais aux autres Coréens de vous rejoindre dans LA mère patrie.

Comme d'habitude, Séoul n'a rien vu venir : si au pays de Sun Tzu, on a toujours raisonné en décennies et en siècles, au pays de Bae Yong-joon, l'unité de mesure converge généralement vers le Twit. Les Coréens ont donc découvert du jour au lendemain une vaste campagne révisionniste affirmant que la civilisation Goguryeo était un pur produit de la Chine.

Avec les attaques des néo-fascistes japonais sur Dokdo***, cette nation est désormais attaquée sur deux fronts dans une nauséabonde course à l'armement ultra-nationaliste. Et comme les Coréens ont le sang chaud, leurs réactions chauvines souvent épidermiques sont montées en épingle par les auteurs des forfaits, qui ont alors beau jeu de les caricaturer comme des extrémistes.

Mais l'imposture du Projet Nord-Est n'a pas que des "vertus" défensives pour Beijing qui, quelque part, prépare aussi le terrain pour un véritable Anschluss total de la Corée du Nord : que ce soit sur "invitation" de Pyongyang, par exemple dans le cadre d'une négociation de dernier ressort pour maintenir le régime, ou à l'occasion de l'effondrement de ce dernier, la prise en main avec le soutien de Coréens de Chine acquis à Beijing pourrait alors être maquillée comme une "réunification légitime de la Corée au sein de la Mère Patrie". L'ultime "Hanschluss" en somme.

Extrême ? Nous n'en sommes qu'au début et comme le prouve l'exemple Tibétain, le pouvoir central sait parfaitement jouer la montre dans un conflit asymétrique. Comme dans une partie de go où l'un des joueurs placerait cent pions à chaque tour, et où l'autre ne serait ni au courant de l'enjeu, ni même de l'existence même du jeu. Et si quelqu'un refuse de jouer, il ne peut de toute façon peut pas survivre au système. Tenzin Gyatso, le 14e Dalai Lama, n'en a par exemple plus pour bien longtemps...

Pour le moment, ce forfait politique maquillé en étude achéologico-scientifique n'a suscité aucune réaction en Corée. Beijing peut donc lancer le second étage de sa fusée en toute candidité. Résultats des courses dans 18 mois. On peut s'attendre à des "révélations" du type : voyez, le royaume Goguryeo et même ses prédécesseurs sont bien nés dans le giron national, il s'agissait en fait de fiefs provinciaux... Déjà, j'ai aperçu une première ébauche d'article Wikipedia en Anglais sur une prétendue Grande Muraille Geoguryeo... article naturellement positionné dans les catégories histoires de la Chine (et si vous vous avisez de signaler dans la page de discussions le risque de propagande compte tenu du caractère controversé de l'article, votre warning disparait dans l'heure avec la mention "vandalisme" - un simple lien vers l'article "Goguryeo controversies" est censuré au motif de "Point Of View pushing", un comble !!!).

Une fois de plus : j'aime autant la Chine que la Corée, la culture coréenne doit beaucoup à la Chine (une réalité d'ailleurs reconnue et respectée par tous les Coréens), et dans le passé, à l'instar du Japon, la Chine a exercé une influence politique évidente sur tout ou partie du territoire Coréen... mais dans sa négation de l'identité même de la culture Coréenne, le pouvoir central chinois dépasse le "simple" révisionnisme pour s'engager sur la voie du génocide culturel.

L'Histoire appartient à ceux qui l'écrivent, le territoire appartient à ceux qui en dessinent la carte, mais la Corée, son histoire et sa culture n'appartiennent pas à la Chine.




* exemple de carte : "Great Wall of China 'even longer'" (BBC 20090420)

** voir épisodes précédents, par exemple :
- "
China ready to bail out North Korea" (sur Seoul Village),
- "
Tibet, Ouïgours... l'Empire éclaté ?",
- "
Blogule rouge aux hubs sud-coreens - pendant ce temps-la, en Chine..." (en V.O. "Korean hubs"),
- "
Koguryo / Goguryo : halte à l'Anschluss culturel chinois" (en V.O. "China's revisionism - No to the Chinese cultural Anschluss") dans les archives 2003-2004
*** voir en particulier "
Le Japon décide de recoloniser Dokdo" puis "Néofascisme et racisme au programme"
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blogule initialement publié sur Seoul Village : "
Great Wall of China - Anschlussing Korea (continued)", puis sur blogules en V.O. ("A Greater Wall Of China - Bonus, Korea Inside")

20090418

Le complexe Sarko : je suis venu, j'ai vu, G20cu

Obama immature, Merkel à sa botte, Zapatero simplet...

Les Français traînaient déjà une sale réputation d'arrogants prétentieux et voilà que Notre Petit Pair des Pipoles délivre à la presse du monde entier (par voie d'un quarteron de parlementaires en préretraite) suffisamment de Berlusconneries pour nous faire tous passer pour des complexés aussi ridicules que lui.

Ben oui Barack a une tête de plus que lui.

Ben oui celle d'Angela est plus grosse que la sienne (d'économie, j'entends).

Ben oui Zapatero est peut-être moins intelligent que toi mais il est aussi et surtout moins con*.

Ben oui, Sarkozy à éparpillé l'UMP de Chirac façon puzzle : terminée l'Union, hadopisée la Majorité... et que dire de la Popularité ? Sacrifiée, humiliée, martyrisée : que le Che colle 82% à Le Pen passe encore, mais 74% contre Nico himself franchement là, ça la fout mal.

Notre Grand Homme a atteint son point haut le 7 mai 2007 et il en est malade. Il a pourtant tout essayé, mais du sauvetage des infirmières bulgares on ne retiendra que les caprices de Cécilia et la parade victorieuse de Khadafi en France, de l'échapée d'Ingrid le coup de génie des libérateurs colombiens, de sa tentative de récup' du G20 sa rixe avec HU Jintao lamentablement achevée par une intervention d'Obama et une désersion honteuse sur la cause Tibétaine...

Rien à faire : les Français préfèrent ce grand escroc-griffe de Chichi qui au moins pouvait regarder Bush de haut, et le monde préfère la France de Villepin à la tribune de l'ONU.


Nicolas Sarkozy en est réduit à ne louer que le seul leader international à son image : Sylvio Berlusconi, cet éternel bronzé bling-bling s'affichant aux bras de femmes plus jeunes, et corrigeant à coup de bistouris (plus courageux que la talonnette) les effets de la vieillesse.

Pathétique.


* il capte peut-être pas bien toutes les subtiliés de la haute finance, mais il a bien compris que la priorité était de protéger la constitution. l'histoire retiendra qu'il a courageusement commencé son mandat en jurant sur ce document sacré pendant que toi tu t'amusais à rallumer les guerres de religion en t'évertuant à torpiller la laïcité (cf "
N'ayez pas peur").

20090403

Le G20 twitté par les Maîtres du Monde

@barackobama.com : "uh... hum... Bon : plus que 110 caractères. Good day : on tient un accord. Bonus: évité un pugilat entre Sarko & Hu."

@nicolassarkozy.fr : "Good day : j'ai fait la une et sauvé le monde, comme d'hab'. Bonus : évité la guerre entre les US & la Chine."

@hujintao.com.cn : "Good day : sauvé Macao & HK, rachété les US, coupé liens entre France & Dalai Lama. Bonus: en ai profité pour espionner UK."

@gordonbrown.co.uk : "Good day : j'ai gardé le menton bien haut, et la mâchoire pas trop bas."

@tayyiperdogan.com.tr : "Good day : Shimon Peres n'était pas là."

@robertzoellick.us : "Good day : si un Bushite comme moi se fait augmenter, y'a toujours de l'espoir pour l'argent facile."

@bankimoon.un.org : "Good day : si seulement on avait les mêmes au Conseil de Sécurité..."

@abhisitvejjajiva.com.th : "Good day : j'étais juste derrière Obama sur la photo. Bad day : son sourire a éclipsé le mien."

@taroaso.co.jp : "Good day : personne ne m'a surpris à siroter mon saké."

@dmitrymedvedev.ru : "Good day : j'ai tenu la jambe de ces abrutis pendant que Vlad atomisait la Géorgie. Même eu l'autographe d'Obama."

@stephenharper.ca : "Bad day : coincé aux toilettes pendant la photo officielle."

@mbtious.co.kr : "Good day : Kim Jong-il a réussi à m'obtenir une itw avec BO."

@lula.com.br : "Good day : j'ai été employé comme bodyguard par Brown et la Reine. Tenu ce fou furieux de Frenchie à distance de Barack."

@angelamerkel.de : "Good day : assise à côté d'Oby au dîner, loin de Sarko sur la photo de famille."

@dskimf.com : "Good day : j'ai un budget pour acheter des fleurs à Michelle Obama."

@silvioberlusconi.it : "Good day : sur les images, je parais plus jeune qu'Obama et Medvedev réunis."

@kevinrudd.com.au : "G'day and seeya."

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initialement publié sur blogules en V.O.

20090402

Corées : place au foot !

Sept ans après, retour au Sangam World Cup Stadium, où j'avais assisté à la victoire logique du Sénégal face à un bien pitoyable champion en titre à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe du Monde 2002 (France - Sénégal 0-1).

Dans une atmosphère bon enfant mais un poil plus tendue que lors des précédentes éditions, le choc entre Corées a débouché sur une victoire à l'arraché du Sud : 86e mn - coup franc décalé de Kim Chi-woo, entré en jeu quelques minutes plus tôt. Séoul repasse donc devant Pyongyang dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2010 avec 11 points contre 10, l'Arabie Saoudite demeurant dans la course avec 10 points suite à sa victoire face aux Emirats Arabes Unis.

Le derby coréen a tenu toutes ses "promesses" : fermé, crispant et serré jusqu'au bout, les rouges du Sud contrôlant les rouges du Nord la plupart du temps, et la Corée du Nord profitant de la moindre occasion pour balancer son missile Jong Tae-se vers le but de Lee Woon-jae.

Fidèle à sa réputation, Jong Tae-se affiche une vitesse d'exécution proprement foudroyante : ce numéro 12 démarre comme une fusée et effectue un pivot sur lui-même en un éclair. Pas étonnant que la Corée du Sud et le Japon nourrissent des regrets à son égard : né à Nagoya, Jong a renoncé à la nationalité sud-coréenne pour rejoindre le Nord tout en restant à l'Ouest - ou plutôt à l'Est, puisqu'il évolue au Kawazaki Frontale (son frère jouant pour sa part en Corée du Sud).

Puisqu'il ne reconnait pas officiellement le Nord comme un pays, le Sud n'a toujours pas avalisé la "trahison"... mais la FIFA a accordé sa bénédiction à l'union. Pour le plus grand bonheur de son compère en sélection Hong Yong-jo, le très technique maître d'orchestre (pour le coup, un enfant de Pyongyang jouant au FC Rostov).

Entre les deux stars de l'équipe (numéros 12 et 10), le très microscopique Mun In-guk (numéro 11) a correctement complété un triangle d'attaque parfaitement rôdé : pas de temps perdu à la récupération, le ballon part instantanément vers l'avant et dès la première minute, le toujours plus rondouillard Lee Woon-jae doit s'employer sur un violent tir de loin. Le portier sud-coréen sauvera également son équipe en début de seconde mi-temps sur une tête de Jong enchaînée par une reprise sur le poteau.

Il a fallu attendre l'heure de jeu pour voir des actions franches en faveur des Guerriers Taeguk, et un coup franc assez chanceux pour sceller un match néanmoins largement contrôlé par la Corée du Sud.

Solide en défense et collectivement supérieure, l'équipe a paru très empruntée en attaque. Les tauliers Park Ji-sung, Lee Won-jae et Lee Yong-pyo ont pourtant assuré le métier avec sobriété et autorité - le Mancunien m'a franchement impressionné par sa défense debout dans une course le long de la touche et par sa résistance aux chocs : visiblement, le capitaine de la sélection doit soulever pas mal de fonte les jours de pluie.

Mais sur le front de l'attaque, seul Park Chu-young bougeait pour offrir des solutions au porteur du ballon. Son partenaire Lee Keun-ho, toujours à la recherche d'un club, n'y était visiblement pas... et c'est d'ailleurs lui qui a cédé sa place au buteur du jour. Quant au toujours aussi prometteur Ki Sung-yong, s'il a régalé le public par ses grigris et talonnades, il a franchement déçu sur ses points forts habituels : qualité des centres et des coups de pieds arrêtés, accélération du jeu...

Après un premier quart d'heure très solide, le Nord a pour sa part abandonné le milieu à ses cousins, repris du poil de la bête en fin de première et début de seconde, et perdu pied le dernier quart d'heure, enchaînant passes mal ajustées et fautes de fatigue. Au vu du match, cette sélection peut nourrir des regrets mais elle a surtout affiché ses limites.

Mon rêve de voir les deux Corées participer à la grande fête du football en Afrique du Sud l'an prochain semble plus lointain. Tout se jouera le 17 juin dans le choc Arabie Saoudite-Corée du Nord... à moins que la DPRK ne sombre dès le 6 contre l'Iran au Kim Il Sung Stadium.

La Corée du Sud paraît en bien meilleure posture : elle vient d'enchaîner deux victoires chargées de symboles sur l'Irak et la Corée du Nord et si elle gagne aux Emirats le 6, elle pourra probablement se permettre de perdre l'un de ses deux derniers matchs à domicile (Arabie le 10, Iran le 17).

Bon. Ce calendrier pourrait être quelque peu chamboulé dans les jours à venir : la Corée du Nord a annoncé pour le 4 au 8 avril une mise en orbite de satellite fortement suspectée de masquer un test de missile longue portée. Et pour peu que ça dégénère (les Etats-Unis et le Japon se sont déclarés prêts à intervenir en cas de tir de missile), même les gants du bon vieux Lee Woon-jae n'y pourront pas grand chose.

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initialement publié sur
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