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Et toujours : "La Ligue des Oubliés" (sur Amazon.com et Amazon.fr)

20091030

Asterix et périls : Uderzo au crayon et la Patrouille de France aux fuseaux

1mn28 de récréation pour un cinquantenaire sans nuage :



Heureusement, Tanguy a préféré Astérix à Obélix : ça jette mieux que les Sangliers du Ciel.

20091016

Truthers : la Pentagonnade continue

Confortés par des renforts de poids (Jean-Marie Bigard, Jean-Marie Le Pen, Jean-Marie Cotillard, Lyndon-Marie Larouche...), les "Truthers" ont enfin réussi à figer leur propre Version Officielle sur ce qui s'est passé le 11 Septembre 2001 au Pentagone. Dans le prolongement de son enquête sur le 11 Septembre Français ("11 Septembre français : l'incroyable vérité"), blogules restitue ici fidèlement le cheminement de leur raisonnement :

- Il ne s'est rien passé le 11 Septembre 2001 au Pentagone
- Des témoins et des caméras ont bien vu un avion se crasher et constaté l'explosion, mais tous ont été victimes d'une hallucination collective.
- Finalement on a bien retrouvé des débris d'avion et des corps de passagers mais c'était du matériel envoyé par Hollywood - si vous voulez mon avis, sans doute un coup des frères Weinstein ou de ce fourbe de Katzenberg.
- Bon. Il y a bien eu une explosion mais c'était un missile. Il n'y a jamais eu d'avion dans les parages du Pentagone.
- Ah. Finalement il y avait bien un avion, mais il y avait un avion militaire en plus du Boeing pour tirer le missile.
- Aucun témoin n'a vu l'avion militaire ? Justement ! C'est la preuve irréfutable qu'il était parfaitement furtif. Seul le DoD est capable d'un coup pareil.
- OK OK il y avait bien un Boeing, et il a donné l'illusion de se crasher sur le Pentagone, mais il s'agissait d'un hologramme.
- La CIA a embauché David Copperfield sur ce coup. Il n'avait jamais réussi une illusion de masse de cette ampleur, et une telle projection dans un ciel bleu relève du miracle, mais cela démontre à nouveau le succès du complexe militaro-industriel US, toujours à la pointe de la techno. Le hologramme sonore était particulièrement réussi.
- Toujours pas convaincu ? On la refait : en fait, l'avion a bien existé et il s'est bien crashé sur le Pentagone, mais il était téléguidé comme un missile, vous voyez qu'on est cohérent, tout se tient.
- Les victimes du 11 Septembre 2001 ? En réalité, elles n'existent pas : 125 noms ont été piochés dans l'annuaire du ministère de la défense, 64 parmi les passagers ayant emprunté le vol American Airlines 77 entre septembre 1991 et août 2000. Tous sont morts ou disparus dans des circonstances étranges dans les heures qui ont suivi la prétendue attaque du Pentagone.
- On se rapproche on se rapproche, je récapitule : le vol American Airlines 77 a bien décollé avec à bord ses 64 passagers et membres d'équipage, mais il n'a jamais atterri. Pour la bonne raison qu'il était téléguidé pour percuter la tour 7 du WTC et que son GPS est tombé en panne. Porté par des vents favorables, il a tourné un moment avant de se jeter sur l'usine AZF.
- De toute façon la probabilité que ces 64 personnes précisément prennent ce vol précis à cette date précise est égale à presque zéro donc ce vol n'a quasiment jamais existé. D'ailleurs je vous mets au défi de me prouver que Dieu n'existe pas.
- Le Pentagone n'existe pas. C'est un hologramme.
- Les Etats-Unis sont un hologramme créé par le KGB.
- Barack Obama est un hologramme téléguidé par Lyndon Larouche.
- Je suis un hologramme programmé pour se reopen à chaque fois qu'on me renvoie l'embarrassant reflet de ma propre vacuité.

blogules 2009

20091015

Sumatra mûre pour la guerre d'indépendance

Comme on pouvait le redouter au lendemain du tsunami*, l'île de Sumatra a sombré dans le fondamentalisme avec une facilité déconcertante.

La province d'Aceh, qui avait déjà adopté une partie de la Shariah en 2001, l'a récemment étendue à l'une de ses punitions les plus controversées : la lapidation pour adultère.

Dans son article dans l'International Herald Tribune**, Norimitsu Onishi évoque la peur des législateurs de passer pour des infidèles s'ils émettent la moindre critique sur cette pratique barbare et d'ailleurs logiquement dénoncée comme une forme de torture par Human Rights Watch. Il évoque aussi le malaise des leaders religieux : pas très bon pour l'image de la région, y compris auprès des fidèles.

De toute évidence cet étrange import provoque un choc culturel dans un pays autrefois célébré pour son Islam ouvert et tolérant. Les fondamentalistes font donc le dos rond et continuent à former les jeunes générations à leur doctrine radicale pour assurer leur avenir.

Dans ces conditions, l'avenir de Banda Aceh et de Sumatra au sein d'une Indonésie démocratique parait mal engagé.
Le fondamentalisme ne se fond pas dans la démocratie : il la dissoud.

Le pays tout entier file un sale coton - si l'on peut dire. Je l'ai connu sous la dictature Suharto, il y a pile poil vingt ans. La terreur était alors pratiquée au niveau de l'Etat, mais l'argent des wahhabites n'avait pas encore détruit l'héritage religieux / culturel, et les femmes n'étaient pas encore obligées de circuler sous un voile.

La principale nation musulmane au monde bascule, son fragile équilibre mis à mal par ceux qui par ailleurs continuent de miner les autres pays jusqu'ici pivots dans la résistance contre le prétendu choc des civilisations (une autre imposture des fondamentalistes, chrétiens ceux-là) : la Turquie ou la France.

Barack Hussein Obama serait inspiré d'en remettre une couche sur un pays qui lui a ouvert les yeux sur l'importance de l'apprentissage du respect mutuel entre religions dès le plus jeune âge.


blogules 2009

* "
Exploiteurs de la misère humaine - les trois plaies de Sumatra"
** "Strict Islam inches ahead in Indonesia" (IHT 20091015)

20091009

Le Japon est enfin une grande nation

Enfin, le Japon s'est décidé à regarder en face son propre passé.

Confirmant les espoirs suscités par l'élection de Yukio Hatoyama (voir "Le pays du soleil lavant ?") et à la veille de la rencontre de ce dernier avec Lee Myung-bak, le nouveau Ministre des Affaires Etrangères Katsuya Okada a lancé un appel à l'élaboration de manuels d'histoire communs entre le Japon, la Chine et la Corée*.

Okada a également rappelé qu'en 1995, l'ancien Premier Ministre Tomiichi Murayama avait eu la sagesse de présenter à ses voisins des excuses pour les "dommages et souffrances" causés pendant l'occupation, de dénoncer l'impasse nationaliste, et d'appeler ses concitoyens à accepter les pages sombres de leur propre histoire.

Personne n'a oublié comment les ultra-nationalistes nippons avaient corrigé le tir par la suite, poussant les successeurs de Murayama aux provocations les plus extrêmes dans un nauséabond retour en arrière**. L'heure semble venue de remettre les pendules à l'heure et de renvoyer aux oubliettes de l'histoire les nationalistes de tous bords.

De tous bords ? Tout comme les discours fondateurs d'Obama dénonçant les errements passés de l'Amérique ont privé de munitions de nombreux marchands de haîne dans son pays comme à travers le monde, cet appel du Japon à ce que toute la lumière soit faite sur ses propres exactions pourrait mettre à nu un paquet d'imposteurs qui, dans la région, faisaient leur propre beurre nationaliste sur les provocations des neofascistes nippons.

Si les Chinois sont ravis que la vérité soit rétablie sur le Massacre de Nankin, je ne suis pas sûr que Beijing accepte de jouer le jeu jusqu'au bout et de jeter aux orties ses propres programmes révisionnistes***.

La Corée du Sud elle-même n'a pas encore totalement fait le ménage dans ses propres placards. Elle continue, comme il convient, d'investiguer, de déterrer des cadavres, et de corriger les erreurs passées, en particulier sous la dictature... mais cela ne plait pas à tout le monde, et en particulier à son arrière garde nationaliste à elle, qui fait pression pour que le mandat de la Truth and Reconciliation Commission ne soit pas reconduit****. Ce faisant, ces prétendus patriotes minent en réalité les efforts du pays pour accéder vraiment au statut de grande nation : contrairement à ce qu'ils affirment, ces révélations n'apportent pas de la honte au pays mais en font la fierté et inspirent le respect des autres nations.

En tant que citoyen français, j'ai toujours admiré l'Allemagne pour la façon avec laquelle elle a assumé les atrocités nazies et oeuvré à l'éducation des générations suivantes... et par effet miroir j'ai eu encore plus honte de mon pays, qui aura attendu un demi-siècle avant de commencer à reconnaitre son rôle dans le génocide (combien de siècles pour reconnaitre la vraie nature du colonialisme ?).

Lorsqu'un pays admet ses faiblesses passées, il se renforce pour l'avenir et envoie le meilleur message possible à son peuple comme au monde. Une nation respectant les leçons de l'Histoire est une grande nation.

Au moment où le Japon l'invite à la vérité et à la réconciliation, la Corée doit plus que jamais soutenir sa commission du même nom.

Et ensemble, la Corée et le Japon ont le devoir d'envoyer le bon message à la région et au monde, à devenir la locomotive modèle d'une Asie plus forte puisqu'enfin en paix avec son passé.

blogules 2009 - également sur blogules V.O. ("Change has come to Japan") et sur Seoul Village ("A Common History")

* voir "
Japanese foreign minister suggests joint history texts" (JoongAng Daily 20091009)
** voir trop de blogules rouges précédemment versés sur le Japon et la Chine.
*** à propos : des chercheurs Anglais ont d'ailleurs récemment dénoncé la tentative de vol - pour ne pas dire "
hanschluss" - de la culture Goguryeo. Selon eux, c'est comme si l'Angleterre revendiquait la civilisation Germanique et la porte de Brandenburg !
**** voir Seoul Village : "
President Lee, please keep digging".

ADDENDUM 20091012
Ce blogule a été publié dans le JoongAng Ilbo de ce jour sous le titre "Japan may face its history".

20091007

KIM Jong-il, un pont trop loin

Wen Jiabao est venu récolter ce qu'il était venu chercher : un signe d'allégeance de la part du régime Nord-Coréen et surtout les clefs du pays... ou plutôt de la future province, plus encore solidement ancrée à la "mère patrie" par un nouveau pont frontalier, symbole parfait du succès du très controversé Projet du Nord-Est. Le tout accordé gracieusement et avec le sourire par les victimes de l'hanschluss, dans le cadre des spectaculaires célébrations de 60 ans d'amitié avec le grand frère communiste.

Kim Jong-il a sauvé la face : il vient certes d'échanger son pays contre la survie de sa dynastie, mais réussirait presque à faire passer cette honteuse trahison pour une victoire politique, l'abdication d'un leader absolu devant un simple Premier Ministre pour une spectaculaire réunion d'égaux à égaux, la mise au bûcher de l'indépendance nationale pour un triomphe du juche...

Dans l'histoire, ce sont les Etats-Unis d'Obama qui perdent totalement la face, servant essentiellement de lièvre pour faire mousser le Cher Leader : KIM est allé négocier au mieux les termes de sa reddition sitôt obtenu le précieux sésame, l'invitation à des discussions bilatérales avec les USA (soit pour le coup la validation d'un traitement d'égal à égal).

Nous voici donc revenus au statu-quo, également appelé "Six-Party Talks" : une mascarade mettant au coeur du processus de négociations les pays les plus opposés à la réunification. Pour rappel :
- le Japon ne veut pas se retrouver en périphérie d'un futur pôle de prospérité, et la récente publication d'une étude confirmant le potentiel d'une Corée réunifiée face à un Japon en déclin ne va pas aider Yukio Hatoyama dans sa stratégie de rupture avec les ultra-conservateurs nostalgiques de l'époque coloniale (voir "
Le pays du soleil lavant ?").
- la Chine ne veut entendre parler que d'une seule forme de réunification : celle de tous les Coréens au sein de l'empire Chinois (voir "
L'ultime Hanschluss")

Quant aux trois autres interlocuteurs de la Corée du Nord, ils ne se battront pas pour empêcher l'imposture :
- Obama a d'autres chats à fouetter que l'indépendence politique et culturelle des Coréens. Si la crise se résoud sans qu'il aie à monter au créneau, ça lui fera des vacances. Et puis comme le prouvent sa décision de ne pas rencontrer le Dalaï Lama avant d'aller voir les Chinois, ou les profils très bas tenus par Hillary Clinton et Tim Geithner lors de leurs passage à Beijing, son Administration ne privilégie pas vraiment le conflit avec l'Empire du Milieu sur les sujets sensibles
- la Russie semble finalement vouloir laisser le terrain libre aux Chinois. A défaut de devenir le principal point d'entrée dans la péninsule, elle récoltera sans doute quelques retombées positives sans avoir à assurer elle-même la police
- la Corée du Sud ne donne tout simplement pas l'impression de comprendre ce qui se passe

A suivre...

blogules 2009

sur blogules en V.O. : "Kim Jong-il's bridge to nowhere"

20091005

dragédies : rejoignez le groupe sur Facebook


UPDATE 20110427

Mettez vous à la page et rejoignez la nouvelle page Facebook du livre !

---

J'ai récemment eu la douleur de vous
faire part de la parution de mes miserables "dragédies".

Si vous avez une pensée pour l'auteur, n'hésitez pas à rejoindre le nouveau
groupe dragedies sur Facebook, de vous y immerger, d'y semer vos propres miasmes et, sans oublier de ne PAS vous laver les mains auparavant, d'aller éternuer ce message tout autour de vous.

Bien amicalement,

Stéphane
dragedies.com

Les journalistes aboient, la caravane des media passe

Les 3èmes Assises du Journalisme se tiennent à Strasbourg sur fond de mouvements telluriques paradoxaux :

- la convergence triomphe, mais AOL Time Warner redevient "
AOL, Time, Warner"
- les journaux meurent et l'éthique journalistique frise l'extinction, mais le journalisme n'est pas mort
- tout le monde revendique le statut de journaliste, mais le statut de journaliste aujourd'hui, c'est de se retrouver à la rue, à hésiter entre montrer ses Facebook et tapiner jusque sur le perron de l'Elysée*.
- un grand pays ne devrait pas tarder à recruter massivement des journalistes du monde entier, mais pas nécessairement pour faire leur métier : le fonds d'état China Media Capital a été institué pour que des boîtes comme Shanghai Media Group rivalisent rapidement avec les majors internationales (pourquoi pas en rachetant des fleurons comme Time ?)
- ...

Enfin, ce que j'en dis...

Une fois de plus, je ne suis pas journaliste mais auteur. Ces misérables lignes** me servent de défouloir quand je ne produis pas des
objets proto-littéraires à peine plus lisibles.

Dans une vie antérieure (1993-2003), j'ai néanmoins eu l'occasion d'étudier les impacts des nouveaux media sur de nombreux secteurs d'activité, et de constater à chaque fois que si internet / le web a une vertu, c'est bien de forcer chacun et chacune à se poser les bonnes questions sur son propre métier.

Le journaliste n'échappe bien sûr pas à cette évidence, même s'il a résisté un peu plus longtemps que prévu à l'inéluctable remise en cause. A sa décharge : comme on a pu le voir avec Ruppert Murdoch, les moguls à l'ancienne ont persisté dans leur logique jusqu'à très récemment. Et encore aujourd'hui, ils ne considèrent souvent le changement que sous l'angle d'une migration du papier vers la toile, se contentant de demander à leurs journalistes de produire pour les deux supports (plus la video quand ils ont la chance de bien passer à la tévé)....

Qu'est-ce que le métier de journalisme ? Comment le définir de façon intemporelle, quels en sont les dimensions-clef ? Sur quelle partie de la chaîne / du nuage de valeur tel ou tel individu, en fonction de ses qualités propres, a-t-il intérêt à se renforcer, se désengager, ou au contraire à se positionner de façon... inédite ?

Chacun a sa façon de définir son métier par ses fins plus que par ses moyens, à partir d'une vision ou d'une mission plus que d'une technique. Par exemple, en tant qu'auteur, mon métier n'est pas d'écrire mais d'ouvrir des portes pour me créer des courants d'air dans la caboche, écouter ma voix non sonore, éviter de devenir complètement dingue... et laisser entrer, le plus tard possible, cette putain de mort.

Je serais bien infichu de savoir ce qui se passe dans sa caboche du journaliste, même si je me doute bien qu'il se définira au-delà de son seul savoir faire du faire savoir. Si l'on descend sur le plan technique, la qualité de son oeuvre reposera en partie sur sa capacité à :
- Sourcer (sélectionner, vérifier, valider - parfois en faisant le boulot lui-même, parfois en sous-traitant / out-sourçant, voire en crowdsourçant)
- Analyser (un journaliste avec sa propre opinion, ça existe, j'en ai rencontré - d'autres s'en remettent aux commentaires des lecteurs avec la bienveillance des actionnaires - plus juteux pour les revenus publicitaires, moins casse gueule sur le plan juridique... et lorsqu'à l'opposé l'opinion prend le pas sur le reste, le journaliste cesse d'être journaliste pour devenir une star de l'Op-Ed / opinion-editorial - les actionnaires sont là aussi bienveillants, mais avec la trouille de voir la signature changer d'écurie ou s'installer en solo)
- Illustrer (c'est la "majeure" du photojournaliste, du champion du cartoon qui cartonne)
- Composer (le coeur de la mise en forme, pas au sens mécanique du typist, mais noble du compositeur : l'art d'écrire, de mettre en musique, mais aussi parfois de jouer pour un acteur / reporter)
- Editer (la mise en valeur / en page en page du contenu, son inscription dans une ligne éditoriale, mais aussi l'art de polir ou de censurer - une tâche que le journaliste assure toujours en partie, même à l'insu de son plein gré)
- ...

Le journaliste se retrouvant brusquement livré à lui-même, Sans Media Fixe, se voit trop souvent obligé de remonter dans la chaîne de valeur en assurant sa propre diffusion, la promotion et la vente de son contenu. Celui qui reste bien au chaud dans l'écurie, lui, se voit trop souvent obligé de descendre dans la chaîne des valeurs en acceptant la vente de son âme.

Les brebis égarées trouvent parfois des étables de passage, du 2.0 avec une petite touche rétro :
- très eighties pour le HuffPost, avec Arianna Huffington dans le rôle de Larry Hagman ou Joan Collins, mais version côte ouest : son meta-media ouvre le portail pour attirer le maximum de têtes de bétail, plante des derricks tous azimuts pour pomper un barril de plus, et dynamite les montagnes entières pour lever une nouvelle pépite
- plus seventies pour Politico, mais ne dites pas à Ben Smith qu'il ressemble à Robert Redford, j'en ai marre de le voir en tête de gondole.

Parfois, le journaliste aboie quand la caravane des médias passe. Comme Caroline Fourest lorsqu'elle dénonce, au-delà de l'imposteur Tariq Ramadan, un grand media mélangeant délibérément les genres entertainment et debat en ouvrant la porte a toutes les propagandes et désinformations (et ça marche : chaque semaine, Laurent Ruquier continue à faire debat sur son émission… qui consiste en revanche à tourner le débat en ridicule).

Pour les media aussi, il convient de ne pas confondre les risques du métier et les risques encourus lorsque l'on oublie son coeur de métier. Dans un cas on peut parler de malchance, dans l'autre de faute.


blogules 2009


* Attention : le "journalisme citoyen" masque généralement une imposture, mais il y a un saut entre finir à la rue et sur Rue89 (voir "
Journalisme citoyen - témoignage participatif"). Par ailleurs, le perron de l'Elysée n'a rien à envier aux canivaux les plus sordides... Au moins le sarkolâtre officiel assume-t-il sans hypocrisie sa ligne éditoriale : ça facilitera la tâche de ceux qui voudront le tondre à la Libération, le jour où notre Barack Hussein à nous sera élu.

** En fait, pour être totalement transparents, mes
blogules pourraient afficher, à défaut du talent, l'avertissement du Daily Show de Jon Stewart et se définir comme "a news parody - its stories are not fact checked, its reporters are not journalists, and its opinions are not fully thought through". Je préfère parler d'"Armes de Désinformation Massive", en hommage à la période trouble à laquelle ce site a vu le jour (peu avant l'invasion de l'Irak).

*** "
Caroline Fourest répond à Tariq Ramadan" (sce Rue89 20091003)

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