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20101110

Sarkozy : je vous ai compris

En exclusivité blogules - Agence Fausse Presse, cet entretien exclusif avec le Président Sarkozy de retour de Colombey les Deux Eglises.

blogules - "Monsieur le Président, comment vous sentez-vous après ce pélerinage sur les terres du Général de Gaulle ?"

Nicolas Sarkozy - "Plus grand, incontestablement. Pensez : du haut de cette Croix de Lorraine, quarante ans nous contemplent. Et ce type, il a tout inventé. Les media, ils les tenait dans sa poche. Quelle gouaille !"

- "Bon, sacré orateur d'accord, mais l'ORTF, il la tenait vraiment dans sa poche, et pas que par la gouaille. Un peu comme vous d'ailleurs..."

- "Exactement. On est tous les deux de la même veine. D'ailleurs, un jour, le général m'a dit..."

- "Vous l'avez rencontré ?"

- "Il est venu me voir, oui. Enfin, quand je dis 'un jour', c'était la nuit. Carla dormait, je regardais un DVD de Bigard ou j'écoutais l'intégrale de Mireille Mathieu - enfin je ne sais plus trop lequel mais je me mettais en condition pour trouver l'inspiration... et Il m'est apparu. Comme ça. Le Grand Charles m'a dit 'petit, tu iras loin'."

- "Et alors ?"

- "Alors ? Je l'ai foutu dehors, bien sûr, avec le "casse toi pov'con" qu'il méritait : c'est vexant à la fin, de toujours se faire appeler 'petit'... et pis j'estime que Président, c'est déjà assez loin, il devrait le savoir, non ?"

- "Vous avez renvoyé Le Général ?!?"

- "Bon, d'accord... Je me suis laisser un peu emporter sur le coup. Alors j'ai remis Mireille ou Bigard, et il a fini par revenir. Cette fois-ci, il a mis les formes : 'Désolé Monsieur le Président, je sais jamais comment m'adresser à mes successeurs. Jacques faisait moins de chichis, lui. François, en revanche... Ce type m'a balancé un exorciste, puis voyant que ça ne marchait pas, Bousquet. Après le plan 'vade retro', la tactique 'sors d'ici, Jean Moulin'... tu vois le style. Bon. Faut que j'te dises deux trois trucs à propos des media." Non mais vous vous rendez compte ? Le père de Gaulle, il casse sa pipe un an après l'invention d'internet, et il veut me donner des leçons de com' !!! J'ai fini par prendre sur moi puis écouté ce qu'il avait à me dire, et finalement je ne regrette pas."

- "Et... peut-on savoir ce qu'il vous a dit ?"

- "Pour qui me prenez-vous ? Tout cela relève de la sphère privée, et ma vie privée ne regarde personne d'autre que moi, mes proches, et les lecteurs de Paris Match qui auront l'exclu sur mes entretiens avec Charlie."

- "Vous en avez déjà trop dit ou pas assez."

- "OK OK, je peux vous confesser un truc pas trop sensible. Le Général m'a conseillé de caser plus de petites phrases, par exemple."

- "Je suis sûr qu'il a dit la même chose à votre prédécesseur. Vous vous souvenez, les "pschitt", "la politique avec un petit p"... ?"

- "Oui oui, j'ai effectivement du mal à les oublier ceux-là... Mais j'ai aussi du mal à en trouver des originales, de petites phrases. Guéant ne sait m'écrire que de la grande littérature, et mes saillies sont trop vulgaires."

- "Vous venez d'ailleurs de nous ressortir le désormais culte 'casse-toi pov' -"

- "Voilà ! On y revient toujours. J'ai bien essayé de plagier le Général, mais rien à faire, j'y arrive pas. Regardez mes notes..."

- "Effectivement : 'On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le G20, le G20, le G20', ça fait un peu lourd..."

- "En plus je le fais mal le cabri. Carla dit que je ressemble à Emmanuelle Béart essayant de se prendre pour une actrice."

- "Remarquez votre Carla fait elle-même très bien Emmanuelle Béart essayant de se prendre pour une actrice."

- "Le talent, toujours le talent. Désolé mais moi, de Gaulle, je sais pas faire."

- "Ne soyez pas si pessimiste, essayons... Si je vous dis 'Mon seul rival international, c'est Tintin', vous me répondez quoi ?"

- "Mon seul rival national, c'est Titeuf. Lamentable, je vous dis. Le zéro textuel.."

- "Et 'La France ne peut être la France sans la grandeur' ?"

- "Facile, ça : 'La France ne peut être la France sans les glandeurs', on le constate encore avec la réforme des retraites"

- "La réforme oui, la chienlit non."

- "Il a dit ça, lui ? Bon sang, il m'a piqué les mots de la bouche."


blogules 2010

20101102

Les Républicains votent pour un "Second Dip"

John Bohner a été clair : la priorité numéro un des Républicains, en cas de victoire - probable - aux élections de mi-mandat n'est pas de redresser le pays mais d'empêcher une réélection de Barack Obama en 2012. De fait, le meilleur moyen d'atteindre ce noble objectif est de provoquer le tant redouté "second dip" de l'économie nationale. Et le meilleur moyen de replonger est d'avoir recours aux mêmes méthodes à l'origine de la pire crise depuis la Grande Dépression.

L'Obama de 2008 ne ferait qu'une bouchée d'adversaires aussi confondants de nullité... mais en dépit du précédent Clinton 1994 et d'avertissements répétés, le président s'obstine à refuser de s'abaisser à la tactique policienne, omnubilé par une vision stratégique certes louable (réformer la santé, la finance...) mais totalement suicidaire à ce stade de son mandat (je n'ose même plus écrire "premier mandat").

Si l'électeur US, englué au quotidien dans une crise toujours aussi violente, ne percevra pas les fruits de ces réformes avant un bail (pour peu qu'elles survivent à un changement de majorité), il a tout de suite relevé les compromis passés en contrepartie. Résultat : au lieu de passer pour un réformateur courageux, Obama est assimilé à l'ancien régime. Et notre électeur US envisage sérieusement de remplacer l'homme chargé de nettoyer des dégats considérables par ceux là même qui les ont causés.

Jon Stewart et Stephen Colbert ont préféré en rire qu'en pleurer : leur 'Rally to Restore Sanity and/or Fear' n'a probablement pas changé le cours des élections, mais au moins dans quelques années certains pouront affirmer qu'à cette époque, finalement, tous les Américains n'avaient pas perdu la boule.

blogules 2010

voir aussi blogules en V.O. : "
Can America really afford a Republican Second Dip ?"

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