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20070402

Accord de Libre Echange Coree - Etats Unis : blogule rose ?

J'hésite franchement entre le rouge et le blanc pour ce blogule et ce FTA pourtant attendu de longue date. Rouge ? Un accord négocié avec l'administration Bush ne peut qu'être perdant. Blanc ? La Corée du Sud met la pression sur ses voisins Chinois, Russes et Coréens à un moment pertinent.
Sur le plan culturel, Hollywood tient peut-être sa revanche sur Hallyuwood.
Sur le plan agriculturel, les OGM et autres vaches folles d'Oncle Sam pourront peut-être déferler sans crainte sur la péninsule.
Sur le plan logiciel, Microsoft et Qualcomm obtiendront peut-être le droit de revenir en deuxième semaine.

Mais sur le plan matériel, Samsung, LG, Hyundai & Co auront peut-être l'occasion de renforcer leur présence en Amérique du Nord avant la déferlante sino-indienne. Et cet accord doit surtout encourager les Coréens à améliorer la compétitivité internationale de leurs sociétés de services.
En espérant qu'il n'accélère pas la fuite des capitaux et des cerveaux...

20060209

Blogule blanc a Brokeback Mountain - un mois apres

Les Bronzes 3 ont fait trois millions d'entrees en cinq jours. Je n'y suis pas allé.
En fait, un mois après, je ne suis toujours pas revenu de Brokeback Mountain.
Entretemps, j'ai bien recroisé Hulk, mais cet homme en colère* ne m'a pas plus convaincu que la première fois. Sa forme novatrice a même pris un sacré coup de vieux après 96 heures chrono de Jack Bauer (dont je n'ai pourtant suivi - et encore d'un derrière distrait - qu'environ neuf secondes trente six étalées sur une vingtaine d'épisodes, c'est vous dire si je dégaine vite la zapette).
A ce StAng Lee marvellien, je préfère nettement le Ang Lee de The Ice Storm et Eat Drink Man Woman, ou même celui de The Wedding Banquet et Sense and Sensibility... mais revenons à nos moutons.
Brokeback Mountain n'est pas un chef d'oeuvre, et ses imperfections le rendent plus touchant encore. Ne vous y trompez pas, je ne suis pas en train de chercher des Proulx : la perfection, elle est bien là ; dans la capture du son, de l'image et de l'émotion, dans le don des acteurs - de tous les acteurs de ce drame intemporel, y compris cette bonne vieille nature...

J'espère sincèrement que ce film repartira du Kodak Theatre avec La Statuette (celle avec les grandes oreilles)... mais quelque part un tel happy end sonnerait un peu faux, surtout dans ce temple du mauvais goût.

* "ang lee man" avé l'assent de Canal Street

20050619

Blogule rouge au ministre des faux cultes

Non content d'avoir caressé dans le sens du poil les fondamentalistes chrétiens US et ouvert les tribunes aux islamistes radicaux français, un ancien-et-nouveau-mais-toujours-aussi-ambitieux Ministre de l'Interieur bien connu (Sarkozy pour ne pas le nommer) se permet d'accorder d'étranges faveurs à une secte bien connue des hauteurs de Hollywood, CA (Scientologie pour ne pas la nommer) : surveillance relachée sur les pratiques douteuses et tapis rouge déroulé sur un acteur bien connu au nom et au profil de missile (Cruise pour ne pas le nommer).
L'ancienne épouse de cet acteur, un top model bien connu reconverti sans grand succès ni grand talent en actrice (Kidman pour ne pas la nommer), l'avait menacé au beau milieu de leur divorce de faire un film sur le danger des sectes avant de se rétracter. Grand bien lui en prit puisque du coup elle enchaîna les premiers rôles prestigieux, récoltant même la bien connue statuette dorée de la meilleure prothèse nasale (Academy Award pour ne pas la nommer - son ex joue tout aussi mal mais comme lui n'a pas besoin de prothèse nasale il peut toujours courir pour l'Oscar).
Moralité : il n'y en a pas en politique ni dans le cinéma, et c'est bien connu.

20050513

Blogule rouge au Da Vinci Code - Candide sans Voltaire, ferme ta gueule repondit l'Eco

"The Da Vinci Code" s'avale comme un roman de gare : il permet de tuer le temps sans se friser les neurones mais ce n'est pas pour autant lui qui fait avancer le train.
Sur la forme, la lecture n'apporte aucun plaisir : trop classique, basique, lineaire, deja vu / deja lu. Dans son "Foucault's Pendulum", Eco etalait sa culture comme de l'epaisse confiture mais au moins Umberto pouvait jouer aux erudits. Ici, le pauvre Dan Brown ne tient pas du tout la comparaison : d'un cote de la consistance, de l'elaboration, de l'ecriture, un veritable humour - de l'autre du vide, du bache sans surprise, des repliques formatees pour Hollywood et son public pop-cornophage par un tacheron bien scolaire nostalgique des jeux de pistes scouts style recherche des oeufs de Paques dans une jardiniere. Le mouvement Brownien se limite a la frenesie de reassort du bestseller et ne risque guere d'agiter le cortex d'un lecteur mene sur rails du point A au point B.
Sur le fond, rien de neuf non plus. La Bible aurait fait l'objet d'une edition. Pour un scoop... Ah et puis Brown s'autorise de la politique fiction de haute volee avec un conflit entre le pape et l'Opus Dei.

Le seul merite du DVC reste son habile "time to market" entre le debut de la croisade bushienne et la sortie de la "Passion" selon Saint Mel (l'evangile du grand escogriffe ?). Alors une bonne note au final pour le marketing.

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