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20080225

Never say Nader again

C'est cette période de l'année. Au moment où tout le monde se prépare pour le duel final, Ralph Nader annonce sa candidature.

Cette fois-ci encore, son étiquette d'Indépendant n'est qu'un leurre.

Et cette fois-ci, sa cause est ouvertement personnelle : l'ancien avocat des nobles causes se déclare essentiellement motivé par une revanche contre le Parti Démocrate, coupable à ses yeux d'avoir comploté contre sa candidature en 2004, où il n'avait finalement pu se présenter que dans 34 Etats et ne récolter que quelques dizièmes de pourcent de votes au niveau fédéral.

Ralfie ne peut décemment pas blâmer le Parti Républicain, compte tenu du soutien sans faille que lui avaient accordé les lobbies conservateurs dans cette quête - je n'ai pas oublié non plus l'appel sans ambage des Citizens for a Sound Economy - see "
Red blogule to Ralf Nader - Independent Days are over" - 20040822).

L'assassin du Président Gore a une nouvelle mission : tuer le candidat Démocrate, homme ou femme, noir ou blanc. Et compte tenu de sa capacité à syphoner les votes "liberals" comme des termes presqu'élogieux employés pour qualifier Obama, Hillary peut réellement s'exclamer : "wow - ça c'est vraiment un mauvais signe".

Le Sénateur de l'Illinois est un poil plus précis dans sa lecture de l'événement : il rappelle amicalement à Nader la qualité de ses actions passées au service des plus faibles, un peu moins amicalement la qualité médiocre de son jugement en 2000, lorsqu'il qualifiait Bush et Gore de bonnet blanc et blanc bonnet, et termine en affirmant avec l'accent de populisme propre à cette dernière semaine de campagne avant le choc Texas-Ohio que "sa fonction d'éternel candidat n'apporte pas de quoi manger sur la table des travailleurs".

Dans une comédie de boulevard, Mike Bloomberg choisirait ce moment pour arriver par la fenêtre, sans attendre les résultats des Primaires : le duel Obama-Clinton risque de s'éterniser jusqu'à la Convention Démocrate, et les théocons sont en passe de réussir l'"impeachment" du candidat McCain (au point de remettre Huckabee en scène et de donner des regrets à Romney ?).

Et on n'en est même pas à cette époque de l'année où on commence à compter les trous dans les cartes de bingo dans les urnes en Floride...

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Initialement publié sur blogules en VO : "
Never say Nader again" (20080225)

20071013

ADN et Ouverture Choisie

Dans le cadre de l'Ouverture Choisie, Brice Hortefeux a imposé des tests ADN à tout prétendant au gouvernement étranger à l'UMP.

Si Jack Lang n'a eu aucun mal à prouver son pédigrée remontant au Tontonien Supérieur et si Pierre Mauroy a rapidement obtenu la tête du Fonds Viticole International, la sévérité des contrôles fait désormais hésiter les jeunes loups ambitieux de la rue de Solferino.

Le jour où Arnaud Montebourg a été recalé, un tollé général a animé le Landernau politique. Même François Hollande a volé à son secours, alors qu'a priori, le Secrétaire Général du PS se réjouissait plutôt du départ d'un élément aussi encombrant vers d'autres horizons : "le procédé de l'ADN était déjà scandaleux, mais barrer Arnaud à cause de son SIDA, c'est franchement dégueulasse". Le député de Saône et Loire n'a effectivement jamais caché sa Ségolènomanie Irresponsable Déficitaire Acquise.

Pour sa part, Bertrand Delanoë a tout simplement refusé de prendre le risque d'un test : "j'ai peur d'en apprendre trop sur moi-même, et puis la famille d'Yves Montand serait capable de me coller un procès si elle apprenait que j'étais l'enfant de Pierre Barouh et Francis Lai, auteurs de "à bicyclette"."

Parmi les rares qualifiés, une personne aux dents longues : Mazarine Pingeot les a pointues comme son papa. Mais au propre et pas encore au figuré. Pas question pour le moment d'en faire une fifille à Fillon : contrairement à François Mitterrand, Mazette ne prétend pas à un poste politique, et n'ira pas jusqu'à se faire limer les canines pour devenir calife à la place du calife.

Or le Calife actuel Nicolas Sarkozy a pour elle les yeux de Chimène ; après tout, Mazarine doit sa notoriété à son Journal Officiel (Paris Match de Novembre 1994), et son compagnon a été l'un des premiers lauréats de la Fondation Lagardère. Le Petit Pair des Pipoles a donc d'abord pensé à la Culture, quitte à débouter Christine Albanel et remplacer l'ex présidente du chateau de Versailles par la fille de la conservatrice du Musée d'Orsay. Mais celle-ci a décliné poliment : "je souhaite continuer à écrire - imaginez que je gagne le Goncourt en ayant l'étiquette de ministre..." Le Président a répliqué "vous rejoindrez alors Malraux et - je l'espère bientôt - Bernard Laporte au Panthéon - on a connu des cimetières plus sinistres, et votre famille connait déjà le chemin si je ne m'abuse..." En vain.

De son côté, Rachida Dati a dévoré "Le Cimetière des Poupées" et beaucoup apprécié la verve populo-judiciaire de la jeune romancière : "j'aimerais lui confier une mission sur les solutions alternatives à la prison classique comme la congélation - Nicolas négocie déjà des accords de stockage avec la grande distribution, et pour négocier les accords logistiques pour les extradition sur la zône Méditerranée elle pourra s'appuyer sur l'expérience de Cecilia María Sara Isabel Ciganer Albéniz".

Mais le vainqueur pourrait bien s'appeler Jean-Louis Borloo : "on a besoin de législateurs de sa trempe pour le Grenelle de l'Environnement : voilà quelqu'un qui a divisé par 5 son empreinte carbone en deux ans, passant de 60.000 exemplaires pour son "Premier Roman" à 12.000 pour "Zeyn ou la Reconquête". Pour faire mieux, Yasmina Reza serait obligée d'embrayer sur la bio de Henri Emmanuelli mais Nico l'a déjà branchée sur Christian Clavier."

Mazarine réserve sa réponse : "si Al Gore a obtenu le Nobel de la Paix pour un reportage sur le réchauffement climatique, je peux obtenir le Nobel de Littérature pour un papier sur le réchauffement au sein de l'Assemblée Nationale". Et figurer en bonne place sur la biblio en tek géante de papa.

Bon sang ne saurait mentir.

20050929

Blogule blanc au nettoyage ethique - impeachment please, et sans DeLay

Avec la mise en accusation de Tom DeLay pour un scandale de corruption remontant aux années Gouverneur du Texas de George W. Bush, le cercle se referme autour d'un homme qui ne doit un casier judiciaire vierge qu'à la puissante gomme de son puissant papa. Mais 41 ne pourra pas éternellement réparer les erreurs de 43bis*.
Désormais, aucun des aides du président n'a échappé à une mise en accusation, au feu nourri d'une commission ou (pour les plus faibles) au déshonneur de la démission. Plus que jamais, le pays est en faillite économiquement, socialement et moralement.
Un véritable samourai n'hésiterait pas une seconde : sepukku. Mais pour ce personnage amoral et sans scrupules, il n'existe qu'une issue : l'impeachment. Le plus tôt sera le mieux.

* pour ceux qui ont loupé les infos : la présidence d'Al Gore a été détournée en Novembre 2000 par GW Bush, et ce dangereux pirate de l'air a fait s'écraser le pays contre les tours jumelles de la honte et de l'infamie.

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