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20160328

Terrifiant

Le plus terrifiant, en ces moments de terreur, c'est le profil des acteurs supposés défendre nos démocraties:
- Toujours plus fragile chaque jour, l'Europe ne sait plus à quel diable se vouer: Erdogan? Poutine? Bientôt, vous allez voir, on va demander à Kim Jong-un de régler le problème syrien - il s'entend si bien avec Bashar el Assad...
- Les Etats-Unis semblent se faire à l'idée de placer un non-interventioniste à la tête du monde libre, soit dans la tendance fascisante (Donald Trump), soit dans la mouvance "Occupy" (Bernie Sanders). Dans le "meilleur" des cas, ils opteront pour une conservatrice partisane du status quo (Hillary Clinton).
- Nos gouvernements eux-même sont devenus des 'soft targets' - on frémit à imaginer ce qui arrivera le jour où Daech mettra les mains sur du matériel nucléaire (pas loin du compte en Belgique, voir "Le nucléaire belge, cible potentielle des terroristes" - Le Monde 26/03/2016), ou plus simplement quand les infiltrés de l'ISI pakistanais livreront enfin la marchandise à leurs copains fondamentalistes qui la demandent depuis des lustres.

Et pendant qu'on s'embourbe dans les nouvelles urgences, plus personne ne s'occupe du travail à la source du problème: 
- parce qu'ils ont fait de 2017 leur priorité, nos politiques divisent encore plus la république au lieu de la rassembler
- par lâcheté et par manque de moyens, nous confortons chaque jour un peu plus la ligne dure partout dans le monde, et en particulier en Israël et en Arabie Saoudite, abandonnant tout espoir de résoudre le cas palestinien ou de mettre fin au financement du salafisme et de son enseignement à travers l'ensemble du monde musulman.

Comme dirait l'autre, notre maison brûle. Et si nous ne regardons pas ailleurs, nous invitons des pyromanes pour éteindre le feu.

blogules 2016
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20110512

Les Truthers veulent la peau de Geronimo

Ben Laden n'est pas mort. Bien sûr, les Etats-Unis on confirmé son décès*, tout comme al Qaeda, et même la fille de Ben Laden, témoin de l'acte. Mais pour les Truthers**, Ben Laden n'est pas mort.

Il faut dire que son élimination fleure bon le complot avec cet hélicoptère furtif, ce corps jeté en pleine mer au nez et surtout à la barbe des services secrets pakistanais, puis cette annonce triomphale de l'agent B des Men In Black... Mais non. Ousama n'est pas mort. Les Truthers réclament des preuves que de toute façon ils réfuteront, comme d'habitude.

Parce que pour un Truther, la vérité est ailleurs. C'est le genre à adorer X-Files parce que là aussi on n'aperçoit l'inconcevable que de façon subliminale. Pas le bon vieux nanard où Godzilla montre sa pomme à chaque plan, non : ici, tout est suggéré, avec une 25ième image volée par ci par là histoire d'entretenir le suspense et d'aider ces peine-à-jouir à frôler l'orgasme. Et surtout pas de point final, parce qu'une enquête résolue, ça représente la mort. Leur mort.

Alors non, Ben Laden n'est pas mort. Ou peut-être ressuscitera-t-il le troisième jour. En tout cas, on n'a pas fini de le revoir en vidéo : en Yéti dans les cîmes népalaises, en Dahu dans les Alpes Suisses, en Rick Astley dans l'Apple Store... Peu importe si, pour ces mêmes doux dingues, Ben Laden n'existait même pas au départ. Tout comme le 11 Septembre, d'ailleurs, cette journée mythique, occultée, classée secret-défense, hackée au même titre que toutes les caméras du monde par un clône de KIM Jong-il.

Les Navy Seals n'ont pas assassiné Ben Laden : les Américains ont éliminé le pire ennemi de l'Islam***. Avec des méthodes certes (in)dignes du Mossad (quand ce dernier ne joue pas aux Borat, voir "
Israel's Funniest Away Videos"), mais aussi avec un mandat clair pour un criminel recherché par toutes les polices du monde. Les Musulmans modérés applaudissent, mais les Truthers n'en démordent pas : c'est un complot sioniste, un photomontage grossier. Les Américains n'ont pas réussi à choper Ousama et se contentent de le photoshopper. Et l'imposteur qui a annoncé la mort de Ben Laden ne serait autre que Michael Jackson. Le vieillard zappant sous sa couette devant les images du terroriste ? Elvis himself, méconnaissable après sa cure d'opium en Afghanistan. Un travail d'amateurs.

Pas comme le remarquable boulot du Truther, ce journaliste d'investigation indépendant des media officiels qui nous cachent tout et nous disent rien, cet homme de terrain qui arpente inlassablement les site ReOpenistes et noie la toile (jusqu'à mes pauvres blogules) sous un tsunami de révélations fracassantes...

En fait, le vrai Truther ne veut rien savoir par simple peur d'affronter sa propre réalité.

blogules 2011

* entre parenthèses j'ai adoré ce cartoon (de je ne sais plus quel gribouilleur de talent) où Obama brandit fièrement, sur fond de banderole de campagne 2012, son "birth certificate" dans une main et le "death certificate" d'Osama dans l'autre.
** sur cette secte très étrange, voir les épisodes précédents :
- "Truthers : la Pentagonnade continue" ("ReOpenReOpenReOpen911 - the Pentagony continues")
- "9/11 Truthers Knockin' At Your Door"
- "Baggy truthers"
- "11 Septembre français : l'incroyable vérité"
reopenreopenreopen9/11
*** voir "
Le pire ennemi de l'Islam est mort"

20110502

Le pire ennemi de l'Islam est mort

Un autre leader politique radical tombe : Oussama Ben Laden était un chef de guerre, mais certainement pas un leader religieux.

Je remercie donc le Président des Etats-Unis d'avoir rappelé à ses concitoyens et au reste du monde cette évidence : Ben Laden était un imposteur, et le pire ennemi de l'Islam, bien avant d'être un ennemi des USA*.

Alors oui : "Ben Laden n'était pas un leader musulman, il a assassiné en masse des musulmans". Mais techniquement, non : "la justice n'a pas été rendue". Cet homme a été tué, et non traîné en justice**.

Sa mort s'avère néanmoins le scenario le moins mauvais : le terroriste avait déjà été reconnu coupable, et un procès aurait offert à cet imposteur une ultime tribune pour semer la confusion et la haîne.

Ce discours du président (et non The President's Speech diffusé la veille au dîner des correspondants de presse à la Maison Blanche) aura également mis l'accent sur la nécessité de renouer avec l'unité nationale.

Barack Obama a même été jusqu'à citer le
Fondamentaliste en Chef George W. Bush avec des accents un peu trop élogieux à mon goût.

Cet imposteur-là court toujours, et mérite un procès en bonne et dûe forme.

blogules 2011 - voir sur blogules en VO : "Bin Laden was not a Muslim leader, he was a mass murderer of Muslims"

* voir "
Universal Declaration of Independence from Fundamentalism"
** ç'eût été le parfait message en ces heures de triomphe des modérés à travers le monde musulman.

20081201

Fondamentalisme : la nouvelle donne

Il y a quatre ans, le triomphe de George W. Bush aux élections présidentielles laissait présager le pire pour l'Amérique et le monde : le pays supposé mener la lutte en faveur de la démocratie et contre le terrorisme confirmait à sa tête un fondamentaliste menant délibérément une politique favorable à la montée des extrémismes au sein de chacune des grandes religions monothéistes, et imposant à son propre pays d'inquiétants accents de théocratie fascisante*.

Il y a quatre semaines, le triomphe de Barack H. Obama aux élections présidentielles apportait un formidable message d'espoir : ce même pays, les Etats-Unis d'Amérique, embrassait massivement un discours de respect, de tolérance et d'espoir, renvoyant dans l'ombre le discours de haîne et de peur dans lequel ses dirigeants l'avaient enfermé au lendemain du 11 Septembre, faisant ainsi le jeu des auteurs des attentats**.

S'ils se trouvent bientôt privés de leur principal leader ou partenaire, les fondamentalistes n'ont pas pour autant perdu la guerre, comme en attestent la semaine dernière la vague d'attentats à Mumbai, les tueries de Jos au Nigeria, ou les violences quotidiennes aux quatre coins de la planète.


La logique ne change pas : entretenir la haîne et la peur, affaiblir les modérés et renforcer les radicaux, encourager le repli sur soi et la crainte de l'autre, placer le débat sur le terrain de la religion alors qu'il est avant tout question de politique.

George W. Bush a délibérément apporté la pire des réponses possibles au 11 Septembre, et Manmohan Singh doit surtout se garder de montrer du doigt le Pakistan. Il lui faut bien au contraire tendre la main à Asif Ali Zardari et l'aider à vaincre les ennemis communs, à condition naturellement que celui-ci joue la carte de la transparence et de l'ouverture. L'objectif recherché à travers les attaques de Mumbai, c'est bien sûr d'attiser la haîne au sein de la plus grande démocratie du monde, et de fragiliser toute dynamique de paix dans la région, mais aussi et avant tout de faire basculer le Pakistan du mauvais côté.

Les maillons faibles, ce sont bien sûr la Palestine, le Liban ou l'Afghanistan, mais aussi des pays souvent pointés du doigt comme le Pakistan ou l'Iran. Des pays condamnés à évoluer en renonçant à l'extrémisme, mais minés de l'intérieur et de l'extérieur par des ennemis qui ne peuvent pas se permettre que les modérés et les réformateurs sauvent un maillon aussi essentiel de leur stratégie globale.

On ne peut pas empêcher les actes terroristes, mais on peut en annihiler la portée. Chaque attaque ne doit pas nous éloigner mais nous rapprocher les uns des autres.

L'Afghanistan n'était pas responsable des attentats du 9/11, c'est le monde qui a abandonné l'Afghanistan aux mains de ceux qui les ont fomenté. A son tour, le Pakistan a besoin d'aide, mais pas d'une aide contre-productive comme celle qui a conforté Pervez Musharraf dans la dictature et légitimé les Islamistes dans leur quête du pouvoir : l'effort doit être total, moins militaire que politique, économique, culturel et social - il doit embrasser tous les acteurs de la région et réintégrer le Pakistan dans le camp des démocraties victimes du fondamentalisme.

Celui-ci s'étiolera lorsque l'opinion publique le rejettera comme un corps étranger nocif. L'exemple viendra du haut avec des leaders sains oeuvrant réellement au bien de la communauté et collaborant au-delà des différences pour lutter à la source contre la pauvreté et l'injustice. L'exemple viendra aussi du terrain par la reconquête d'esprits séduits par l'aide apportée au quotidien par les vitrines caritatives des mouvances fondamentalistes. Pas seulement Islamistes : les fondamentalistes Chrétiens contribuent tout autant à attiser les flammes en envoyant des armées de prosélytes dans les régions défavorisées d'Asie, d'Afrique ou d'Amérique du Sud. C'est la version ONG des croisades, ou plutôt du "Choc des Civilisations" d'Huntington, cette nouvelle bible célébrant l'alliance des néocons et des théocons.

Ce que l'on attend du nouveau président Américain, ce n'est pas qu'il renforce les clivages actuels mais qu'il apporte un éclairage plus objectif sur une situation complexe. Il suffit de prendre un minimum de recul pour exposer l'imposture fondamentaliste. I
l faut du courage et des caractères forts pour remettre des pays en miettes dans le sens positif de l'Histoire.

Mais quelque part tout le monde est aujourd'hui suffisamment meurtri pour que chacun accepte de faire un pas. Et si la dynamique prend vite, si la diplomatie reprend ses droits, si la politique regagne ses lettres de noblesse, si l'Amérique elle-même montre la voie du soft power y compris dans la sphère économique, même la Russie et même la Chine seront obligés de suivre.



* cf "
Universal Declaration of Independence from Fundamentalism"
** cf "
The Stolen Election"

20070616

Palestine : le scenario Bangladesh-Pakistan

Ehud Olmert et ses amis faucons ont finalement réussi à livrer le Ghetto de Gaza aux mains des éléments les plus radicaux du Hamas. Ce succès majeur leur aura demandé des années d'humiliations et de privations de droits, l'enlèvement illégal de nombreux leaders modérés, et la destruction massive de chaque tentative de conciliation d'où qu'elle vienne.

En janvier 2006*, j'évoquais la probabilité d'un scénario Pakistan - Bangladesh pour le tandem Gaza - Cisjordanie, avec le premier sous le joug de radicaux islamistes et le second à la dérive, peuplé de malheureux trop occupés à survivre pour penser à faire du mal à d'autres (au moins le Bangladesh a-t-il la "chance" de souffrir plutôt d'une abondance d'eau...).

La vision d'Ariel Sharon n'a jamais été aussi près de se réaliser : au prix d'une infime concession territoriale, la cristalisation d'un Gaza-Pakistan écarte quasi définitivement la menace démographique tout en pérennisant la menace terroriste, assurant par la même le maintien des extrémistes au pouvoir en Israël... et le report aux calendes grecques du règlement de la question de Jérusalem Est et de la Cisjordanie (l'anschluss peut continuer).

Les extrémistes israëliens peuvent se féliciter du succès de leur stratégie, et du soutien crucial** d'un autre fondamentaliste, Chrétien celui-là : George W. Bush. Ils ne l'ont certes pas attendu pour se débarrasser d'Yitzhak Rabin, mais Dubya leur aura grandement facilité la tâche dans la destruction du processus de paix entamé avec Bill Clinton.

A son habitude, Shimon Peres se drappe dans les honneurs (la Présidence après le Prix Nobel) en évitant soigneusement de se battre pour la paix. Mieux encore : Ehud Barak rejoint le gouvernement avec l'étiquette d'un leader de l'opposition ! Expert reconnu dans l'art du camouflage, le nouveau Ministre de la Défense n'a pas hésité, par le passé, à se déguiser en femme pour liquider des membres de l'OLP. Plus tard, il n'a pas eu besoin d'aller aussi loin pour torpiller le sommet de Camp David en 2000, préparant soigneusement le terrain pour l'avènement de Sharon et plaçant les premiers clous sur le cercueil d'Arafat... Olmert lui offrira sans doute l'occasion de briller aussi fort que son prédécesseur travailliste Amir Peretz.

Je vois mal désormais comment les modérés peuvent gagner les élections en Israël, comment la propagation de la violence peut être évitée dans la région.

Les fondamentalistes ont donc gagné en Palestine et en Israël, comme aux Etats-Unis (malgré le sursaut de 2006) et dans des points clef du monde musulman. Les plus fanatiques partisans d'un clash final entre Israël et l'Iran (cf les sectes prévoyant un retour de Jésus ou du Mahdi pour cette année) noteront que dans cette partie de base ball les bases sont pleines (Israël-Palestine, Iraq, Iran) et qu'une impressionnante série de cogneurs se présente à la batte. Il suffit donc d'un pitch un peu foireux pour claquer un home run.

Le seul signal fort susceptible d'enrayer le processus, une procédure réussie d'impeachment contre le duo Bush-Cheney, parait malheureusement hautement improbable à un an des élections présidentielles US. Et ne comptons pas sur les candidats pour se lancer dans des critiques virulentes envers Israël à un moment aussi délicat de leur campagne.

* cf "
Red blogule to Ehud Olmert - the Bangladesh scenario" (20060125)
** no pun intended, Mel

20061009

Blogule rouge a Kim Jong-il et aux 6

Sans surprise, la Corée du Nord a procédé à son premier essai nucléaire. Une flatulence souterraine de 4.2 sur l'échelle de Richter. Juste ce qu'il faut pour faire passer le message sans affoler les compteurs geiger. Pendant la visite de Abe en Corée du Sud, en pleine réunion du comité Chinois et à l'heure où Ban Gi-mun se voit conforter dans sa quête du secrétariat général de l'ONU.

Kim Jong-il est coupable. De maintenir son pays dans la terreur, la privation absolue de liberté et de droits, d'imposer famines, tortures, déportations et autres joyeusetés à un peuple ramené à l'époque médiévale sous le joug d'une secte totalitaire. De n'avoir d'autre objectif que le maintien de sa propre liberté au prix et mépris de tout le reste.

La Corée du Sud est coupable. De fermer les yeux sur les atteintes aux droits de l'homme de son voisin pour éviter qu'il ne se fâche. De freiner des quatre fers devant la tâche immense qui se présente à elle : une réunification aurait un coût économique, social et politique mille fois plus important que celle de l'Allemagne.

La Russie est coupable. D'avoir exporté le modèle Stalinien dans ce qu'il a de plus abject et d'avoir caressé dans le sens du poil un trublion bien commode dans une région sous influence américaine.

La Chine est coupable. De ne pas avoir profité de la situation et de la démission russe pour mettre au pas le régime du Nord au moment où il était le plus faible. D'avoir renforcé le militarisme au lieu d'encourager le réformisme. De vouloir annexer la Corée.

Le Japon est coupable. De tout faire depuis le début pour empêcher une réunification qui le relèguerait dans la périphérie du Nouvel Extrême Orient. De torpiller chaque avancée par des provocations aussi efficaces que celles de ses alliés américains.

Les Etats Unis sont coupables. De laisser leurs faucons anéantir chaque opportunité d'ouverture, de viser le pourrissement de la situation et renforcer à dessein le caractère le plus diabolique du régime. D'avoir provoqué la crise nucléaire et obtenu la diversion tant attendue juste avant les élections : "eh les gars, vous voyez ce qu'on vous a évité en déboulonnant Saddam ? Vous voyez ce qu'il arrive lorsque l'on laisse l'ONU ou l'IAEA s'occuper du contrôle de la prolifération des armes de destruction massive ?"

L'ONU est coupable. De dépendre des Etats Unis, de la Chine et de la Russie pour prendre toute décision.

Espérons que les essais de cette nuit marquent une nouvelle opportunité, à l'image des démonstrations de force entre Inde et Pakistan pour déclarer PAT au lieu d'échec et mat.

20050722

Blogule rouge a Ken Le Rouge

Quelques heures avant la replique du 7/7 (visiblement les terroristes avaient eu droit au meme training mais pas au meme artificier), le maire de Londres avait fortement critique la politique anglaise, Ken Livingstone poussant la clairvoyance jusqu'a remonter avant l'ere du Tonytertiaire (le fait est que la Grande Bretagne ne s'est pas couverte de gloire en contribuant activement a la creation de bombes a retardement comme les conflits Israelo-Palestiniens ou Indo-Pakistanais, sans oublier l'Irak en d'autres temps). Bien.
L'appel au retrait de Red Ken sonne en revanche assez faux, et pas seulement apres les attentats rates d'hier. L'Espagne ou l'Italie ont le droit de se retirer de l'Irak hier ou demain mais ni les Etats-Unis ni la Grande Bretagne, du moins tant qu'ils n'auront pas repare leurs degats et/ou assure une alternative durable. La Grande Bretagne a joue un role clef dans la tragedie Irakienne, apportant a elle seule une parodie de legitimite internationale a George W. Bush ? Elle doit donc assumer. Idem pour le peuple anglais qui a reelu Blair*. Idem naturellement pour ce dernier, piege devant l'Histoire par son allie hysterique. Quant a Dubya himself, le voici misant sur un retrait en 2006 suite a un remake du double 2004-2005 (triomphe electoral aux US, scrutin a succes en Irak).

A mon sens, la seule sortie honorable pour l'un comme pour l'autre de ces pays passerait par une procedure type impeachment a l'encontre de leur leader (Blair, Bush) puis, afin de gerer la transition, par un transfert de responsabilite vers l'ONU, etant entendu que les armees "fautives" fourniraient l'essentiel des moyens (un retrait sans retrait, en somme).
J'ignore jusqu'ou ira la fronde britannique, mais il ne m'etonnerait guere que Tony ne termine pas son mandat. Quant aux States, s'ils sont incapables de faire tomber Dubya avec toutes les casseroles qu'il traine, c'est peut-etre qu'il n'y a plus grand chose a en esperer. Le pays est de toute facon condamne a se trouver un nouveau souffle s'il ne veut pas se replier sur lui-meme. La dynamique de croissance des Etats-Unis, aujourd'hui encore fortement fondee sur l'exterieur, va progressivement se porter sur un marche interieur plus monolithique que jamais (langue, culture, politique) mais se suffisant a lui-meme grace a une poussee demographique soutenue.

* pas question pour autant, cela va de soi, de montrer la moindre compassion pour les terroristes, ni au contraire d'en manquer pour les victimes de leurs odieux attentats

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